2 décembre 1846 Naissance de Pierre Waldeck-Rousseau, homme politique français. Cela est intéressant dans la mesure où cela ramène le problème des normes, dont les lois sont une forme. chez Maspéro, 1971), chapitre L’anthropologie de Rousseau, spécialement p. 333 (éd. Car n’est-il pas évident que l’homme est de beaucoup de point de vue impuissant, faible et qu’il ne saurait se suffire à lui-même, comme il nous arrive de le rêver ? Autrement dit, elle n’est pas une attitude intérieure ; et elle n’est pas non plus indépendante des lois de la cité. Selon Hannah Arendt, la liberté, c'est la politique (et inversement). Il en a ainsi souligné la grandeur, l’élévation morale, l’exigence de justice ; mais aussi les obscurités, les problèmes. 29/06/2011 16:59. Pour comprendre cette idée, il faut se défaire de l'idée que la liberté est absence de contraintes. Car nous y retrouvons cette notion complexe et déroutante des limites intérieures de notre propre liberté. Mais avant d’agir, il faut comprendre. Il est très important de poser cette question, car elle nous permet de nous rendre compte du niveau théorique du texte de Rousseau. Nous soulevons ici une question fondamentale, une question difficile et dérangeante. Certes, je puis me rebeller, mais ma destinée, et l’accomplissement de mon être ne consiste pas à me rebeller. Examinons ces termes. Si la liberté est un droit naturel et inaliénable, la réalité donne pourtant à voir les hommes dans la servitude. N’y a-t-il pas nécessairement, comme semble le penser Montesquieu dans sa définition de la liberté politique, des limites aux actions extérieures des citoyens dans une cité ? La liberté de chacun doit s'épanouir dans des limites. La nature est donc l’origine des droits de l’homme, et nature veut dire ici la réalité des choses qui fait qu’il en est ainsi et pas autrement. EXPOSE DE PHILOSOPHIE « Du Contrat Social », Livre I DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU Les chapitres 5 à 9 présentent ce que Rousseau estime comme le fondement de la légitimité politique. Le terme « liberté » vient de liber en latin qui renvoie à l’homme libre, affranchi de toute forme de contrainte. Paradoxe de la liberté qui limite la liberté au moment même ou elle est affirmée. Mais comment « prouver » cela ? L’homme déchoit ainsi, à nouveau, au rang d’un animal sans liberté parce que sans réflexion. On distingue la liberté d’agir de la liberté intérieure, même si elles sont interdépendantes. Par suite, parler du droit de l’esclave, ce serait parler d’un droit de moi contre moi, ce qui est absurde. Rousseau s'adonne à un constat terrible : "l'homme est né libre et partout il est dans les fers". En fin de compte cependant, renoncer aux droits naturels de l’homme, cela revient à renoncer à être moralement un homme, puisque cela ne signifie pas renoncer à vivre, mais renoncer à vivre comme un homme, c’est-à-dire moralement. Dans Du contrat social, Rousseau établit qu'une bonne organisation sociale repose sur un pacte garantissant l'égalité et la liberté entre les citoyens. Elle est exprimée dans la première phrase qui affirme que l’homme ne saurait renoncer à sa liberté sans par là même immédiatement renoncer à son être homme, aux droits liés au fait d’être homme, et même, ce qui peut paraître étrange, aux devoirs liés au fait d’être homme. Elle affirme que l’on ne saurait renoncer à la liberté sans cesser d’être un homme. Mais une fois que nous nous sommes posés la question, il n’est plus possible d’oublier que nous avons pris conscience de notre ignorance de ce qui justifie notre croyance. "%c" Ceux qui, aujourd’hui affirment que la société est toujours oppressive, s’ils ne sont en général pas monarchistes, ne disent finalement pas autre chose. Aujourd’hui, on invoque tous les jours les « droits de l’homme », qui semblent la norme politique universellement reconnue. Le sociétal ne doit donc pas être résorbé dans l'étatique (définition de l'Etat totalitaire). Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté … En outre, cette invocation des devoirs par Rousseau nous rappelle opportunément que, si les hommes libres ont des droits, ils ont aussi des devoirs, c’est-à-dire des obligations, c’est-à-dire des contraintes acceptées de l’intérieur. Ainsi, comment fonder cette liberté de l’homme qui fait de lui un sujet juridique susceptible de se voir imputer ses actions, puisque la liberté implique nécessairement responsabilité ? La nature a « fait » les hommes égaux et libres. Une autre raison de poser cette question concerne un autre texte célèbre, et qui est pour nous revêtu de plus d’autorité encore que le texte de Rousseau, c’est le premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Dans l’article « liberté » du Dictionnaire philosophique, Voltaire la définit comme la capacité à se mettre à l’abri des coups de canon, rien de plus ; quand certains de nos actes semblent répondre à une libre détermination, il s’agit en réalité d’une illusion. En fait, Rousseau distingue entre l’être biologique de l’homme et son être « moral » ou spirituel. Qu’est-ce donc qu’une autorité absolue ? Les philosophes. Il la définit comme écart vis-à-vis de la règle. Jean-Jacques Rousseau est un philosophe genevois de langue française considéré comme un des principaux philosophes des Lumières [ad#ad-5] Rousseau a été l’objet d’interprétations multiples, souvent contradictoires et caricaturales et au-delà de ces visons parfois un peu simpliste, surgit, pour le lecteur attentif, un penseur … La justice supposerait donc que les citoyens soient reconnus libres. La notion même de droit implique la prise en compte de tous les partenaires. Précurseur incontesté de la Révolution française, auteur de référence de ses acteurs, il a écrit un ouvrage sur chacun de ces thèmes. Or pourquoi donc devrais-je respecter autrui, ou affirmer que tout être humain est mon égal ? Et cette capacité peut justement être considérée comme l’origine ou le fondement de la liberté extérieure. Retrouvez + de 100 000 citations avec les meilleures phrases liberté, les plus grandes maximes liberté, les plus belles pensées liberté provenant d'extraits de livres, magazines, discours … La liberté ne saurait donc être une liberté abstraite de tout faire. Le domaine politique en effet concerne la vie commune des hommes et le problème le plus important de la politique est la justice, c’est-à-dire le problème des règles permettant aux hommes de coexister dans la paix et la concorde. 1) Chapitre I « Sujet de ce premier Livre » « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme, et c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté… N’est-il pas clair qu’on n’est engagé à rien envers celui dont on a droit de tout exiger, et cette seule condition, sans équivalent, sans échange n’entraîne-t-elle pas la nullité de l’acte ? DC AUTONOMIE, « la liberté est l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite » Rousseau. resource: "http://academie-philosophique.over-blog.com/api/comment-count/51920853", Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Si tu as tué ou volé, il faut que tu l’aies fait consciemment pour pouvoir être puni ; si tu as agi conformément à la justice, il faut que tu l’aies fait consciemment pour pouvoir être récompensé. Cette liberté ne relève-t-elle pas, par définition, d’un choix propre ? D’autre côté, Selon Rousseau la vie en société favorise la liberté des êtres humains, parce que l’édifier d’une société fondée sur la justice est le droit qui apportera la liberté civile à l’être humain. Mais les belles choses sont difficiles. Et il semble que ce texte soit devenu une espèce d’article de foi incontestable de l’homme contemporain. C'est pour cela qu'il n'y a pas une seule définition de cette notion. Nous avons dit cependant qu’il fallait distinguer entre le niveau des faits et le niveau du droit, et que Rousseau se situait précisément sur le terrain du droit, afin de pouvoir par la suite juger intelligemment et « bien » des faits. Le stoïcisme : définition de cette doctrine philosophique. Avec la phrase quatre, Rousseau se situe sur le plan de la forme du contrat. Mais elle est avant tout une … Moment finalement très négatif, liberté d’indépendance pourrait-on dire. Ils ne dépendaient de personne, mais ils étaient soumis à la loi de la nature . « Mais quand les difficultés qui environnent toutes ces questions laisseraient quelque lieu de disputer sur cette différence de l'homme et de l'animal, il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue, et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, c'est la faculté de se perfectionner ; faculté qui à l'aide des circonstances développe toutes les autres et réside parmi nous tant dans l'espèce que dans l'individu, au lieu qu'un animal est au bout de quelques mois, ce qu'il sera toute sa vie et son espèce au bout de mille … N’y a-t-il donc aucune raison, autre que conventionnelle ou historique, de défendre la justice ? Mais s’agit-il de la liberté politique ici ? On aurait donc tort d’en conclure pour autant que la liberté peut se passer de règles. La liberté d'opinion et d'expression est une liberté politique fondamentale. Le stoïcisme développe d’abord une certaine conception du monde et de l’existence,fondée sur : 1. la logique et la raison : 1.1. la matière porte en elle-même la raison, 1.2. le monde est ordre, plénitude et perfection (voir aussi notre article sur la sympatheia stoïcienne), 2. le panthéisme : Dieu est la Nature elle-même, dans toute son unité ; Dieu est immanent, 3. les cycles :le monde et les choses se caractérisent par un éternel retour, 4. l’enchaînement causal et l’interdépendance :tout ce qui arrive est conforme aux l… Tout le monde semble croire aux droits de l’homme, à la tolérance, au point que ces « droits » semblent avoir remplacé tout autre croyance politique. C’est pourquoi les sciences naturelles constatent des faits ou des régularités, tandis que les sciences de l’homme énoncent nécessairement des normes, des idéaux. La liberté est une notion philosophique.Elle désigne l'état d'un homme qui n'est pas obligé de faire ce qui est contraire à sa vision de la vie.Il est important que chaque personne se construise elle-même sa propre signification de ce qu'est la liberté. La liberté est une notion clé en philosophie, au programme de terminale. Elle est dépourvue de valeur morale puisque si j’obéis totalement, si je me soumets entièrement, j’abdique en fait ma responsabilité, et comme on l’a vu, j’abandonne ma propre humanité ; elle est dépourvue de valeur juridique parce que, abandonnant « tout », il ne me reste plus rien pour rester un sujet juridique. On pourrait résumer à deux mots l’œuvre de philosophie politique de Rousseau: liberté, égalité. Rousseau s'adonne à un constat terrible : "l'homme est né libre et partout il est dans les fers". C'est pour cela qu'il n'y a pas une seule définition de cette notion. État de quelqu'un qui n'est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave. id: 51920853, Mais Rousseau poursuit en disant que c’est même renoncer aux devoirs de l’être humain. Le projet de Rousseau est donc de montrer que l’homme seul est responsable de son inhumanité : ni Dieu, ni la nature ne sont en cause. La liberté est une réalité morale inséparable du fait d’être homme, elle appartient à l’essence de l’homme, elle fait partie intégrante de la nature humaine et ôter sa liberté à l’homme, c’est l’anéantir en tant qu’être moral. Il fut un des inspirateurs de la Révolution Française et son Contrat Social était le livre de chevet de nombreux jacobins. La liberté : définition philosophique. Mais jusqu’où doit aller cette liberté ? Par suite, aux yeux de ces philosophes, les régimes qui refusent la liberté aux individus apparaissent comme des régimes fondamentalement injustes. Cela n’est pas sûr. Rousseau, on le sait, fait partie de ces philosophes qui ont pris parti pour la démocratie libérale, au moment où elle n’existait pas encore. Or renoncer à sa liberté, dans un contrat, ce serait accorder à un autre une autorité absolue sur moi. Avertissez-moi par e-mail des nouveaux articles. Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à tout. Et comprendre exige de réfléchir, et ce n’est pas toujours facile. Liberté définition philosophique rousseau La liberté en philosophi . On aurait donc tort d’en conclure pour autant que la liberté peut se passer de règles. TOP 10 des citations liberté (de célébrités, de films ou d'internautes) et proverbes liberté classés par auteur, thématique, nationalité et par culture. Le stoïcisme a largement évolué vers une éthique de vie consistant à se détacher des choses pour trouver une certaine forme de liberté intérieure. Du bonheur individuel au bonheur collectif La liberté. Platon, Gorgias; 491e5 Rousseau, Lettres écrites de la montagne, lettre 8 Plan : Problème : si la désobéissance n'est pas forcément le lieu de notre liberté, est-ce qu'il ne serait pas concevable que l'obéissance nous mène à notre liberté I/ Oui, obéir, c'est renoncer à sa liberté. Ce n’est pas parce que tout le monde dit qu’il faut respecter autrui que cela me donne une raison, je veux dire une raison logique, intelligente, de le faire. Et Rousseau de prendre l’exemple de l’esclave, qui, s’il m’appartient, fait partie de moi, de mes choses, et par conséquent ne saurait avoir aucun droit contre moi. Notons d’abord que Rousseau parle de devoirs. Autrement dit, le bien de l’homme, qui est censé être la volonté de Dieu, ou chez Rousseau, ce vers quoi tend ma nature, limite ou oriente la liberté qui ne peut pas être purement et simplement un pouvoir de rébellion. Les trois phrases suivantes constituent une deuxième partie qui développe, explique et argumente. Et Rousseau conclut ce petit texte en développant la contradiction juridique de l’abandon de la liberté. En URSS, en Chine, on a poursuivi des intellectuels pour leurs opinions « bourgeoises » ou « réactionnaires ». La liberté a d’abord pour Rousseau une dimension biographique.Il raconte dans ses Confessions comment il a éprouvé l’idée de liberté très concrètement : autodidacte ayant fui sa ville natale (Genève) à pied à dix-sept ans, il a multiplié les “petits boulots” au gré des rencontres et de ses envies. Comment la liberté pourrait-elle naître d’une contrainte ? Qu’est-ce que la morale ? En outre, il est clair que la notion de liberté touche à la fois a) au domaine de la réflexion sur l’homme, l’anthropologie, dans la mesure où l’homme est cet animal particulier qui peut être libre, et b) au domaine politique, c’est-à-dire à la vie sociale des hommes, qui implique la loi et, peut-être, la liberté proprement politique, qu’il faudra sans doute définir. Dans « De la République », par exemple, il s’interrogera sur quel régime politique le bonheur collectif peut émerger. A quoi donc sert-elle ? Rousseau est un écrivain, un philosophe et un romancier du XVIIIe siècle, le « siècle des lumières » ou encore le « siècle des philosophes » ou encore le « siècle de la raison ». Il est difficile de définir en peu de mots la liberté. La liberté est une notion philosophique.Elle désigne l'état d'un homme qui n'est pas obligé de faire ce qui est contraire à sa vision de la vie.Il est important que chaque personne se construise elle-même sa propre signification de ce qu'est la liberté. La constitution garantit pareillement, comme droits naturels et civils : la liberté à tout homme d'aller, de rester, de partir, sans pouvoir être arrêté ni détenu, que selon les formes déterminées par la constitution (Doc. Bien que présentée comme la première valeur de notre civilisation occidentale, la liberté comporte un aspect mineur en ce sens qu’elle est centrée sur l’individu : un individu qui se perçoit toujours comme un être séparé des autres. La théorie, la réflexion vise à comprendre pour mieux agir et mieux vivre. De même la liberté appartient à tout homme et nul ne peut l’en déposséder dans l’idéal naturel, si ce n’est le père mais pour des raisons de paternité (amour, conservation,…). Rousseau, Du Contrat Social, L. I, ch. Car la conscience que j’ai de ce que je fais ou de ce que je dois faire a des conséquences dans la réalité. Il n’y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. La liberté et ses enjeux. Même s’il y a bien des choses qui me contraignent et me déterminent. JEAN-JACQUES ROUSSEAU : LA LIBERTÉ Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs. Finalement, ces thèses visent à montrer que les hommes ne naissent jamais libres, indépendants, égaux, ils sont par nature soumis à ceux qui les ont engendrés. Néanmoins, on peut dire que la liberté apparaît d’abord comme quelque chose qui me viendrait de l’extérieur, et qui par là même me serait accordé par un autre. L’homme qui renonce à tout ne renonce donc pas à tout en fait, mais il renonce à tout en droit, ou du point de vue de l’idée, ou de l’idéal de l’être humain. Retrouvez toutes les phrases célèbres de Jean-Jacques Rousseau parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Et comment reconnaître de la valeur à un pouvoir qui ne repose que sur la force ? En politique, elle empêche l'individu d'empiéter sur les droits d'autrui ; dans le domaine moral, la volonté s'exerce elle-même à réprimer des motivations égoïstes en vue de respecter autrui. a) Rousseau et l'autorité paternelle Un argument classique, qu'on trouve chez Filmer, Ramsay et Bossuet, est que la monarchie absolue dérive naturellement du pouvoir paternel. la liberté de penser En général on pense qu’on peut nous ôter la liberté de choix et d’action / mouvement, mais qu’on ne peut pas nous ôter la liberté de penser, d’où image du prisonnier dans son cachot qui s’évade par la pensée. III, "Du Droit du plus fort" Rousseau donne une définition négative de la liberté. Rousseau compare ici la liberté naturelle et la liberté civile, et montre que c’est cette dernière qui fait accéder l’homme à sa véritable humanité. C’est que ce que l’on pense influe nécessairement sur ce que l’on fait et même sur ce que l’on est. Dans un autre registre, Rousseau lui-même établit, dans Le Contrat social , cet amer constat : « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers ». : "%c" La liberté naturelle est celle de l’individu primitif, qui fait tout ce qu’il veut, s’il le peut. Si je n’étais pas libre, je ne serais pas responsable de mes actes, et par conséquent je n’en serais pas l’auteur. La liberté est une notion qui suscite immédiatement la passion et c’est pourquoi il est bien difficile de raisonner à son sujet. Rousseau pourrait même être surprenant dans la mesure où il a été clairvoyant sur la réalité qui se dresse devant nous, car si nous sommes perfectible, cela veut dire que nous pourrions aller au-delà de la nature jusqu’à repousser la nature même de l’homme et revoir sa définition ( transhumanisme ) ! La question principale est celle de la définition et de la preuve de la liberté., justifiant le “sentiment vif et interne” (Descartes) que nous avons d’être libre et qui se trouve en tout homme. Commençons par reconnaître que nous le comprenons pas et par chercher. Rousseau utilise des images, des sensations et des volontés. Belle phrase peut-être, mais constamment démentie par les faits. En un mot, la volonté générale subjective et objective donne un cadre à la liberté du citoyen (l’homme civil suivait ses volontés individuelles pures, une liberté démesurée). ROUSSEAU. En ce qu’il renonce à ce qui fait l’essence de son être, à sa nature propre. ♦ Concernant la personne] Liberté d'aller et de venir ou liberté de circulation. Pour lui, l’homme ne saurait renoncer à sa liberté et par conséquent le fait d’entrer en société ne doit pas s’accompagner du renoncement à la liberté. C’est une définition minimale. La liberté des échanges, la responsabilité des acteurs sociaux ont à voir avec le droit naturel de toute personne à la liberté, et sont aussi une condition du progrès de la civilisation. Mais comment cesser d’être un homme, autrement qu’en mourant ? Rousseau cherche à fonder cette distinction sur la liberté dans le but de montrer que seul l’homme a une destination morale - même si bien souvent il fait le contraire. Rousseau oppose la « licentia » (liberté négative de l’homme civil) à la « libertas » du citoyen, possible grâce à un processus de dénaturation. Dans l’état de nature, selon Rousseau, les hommes étaient libres. Nous voyons mieux ainsi d’ailleurs ces limites et leur fondement. DC AUTONOMIE, « la liberté est l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite » Rousseau. Notons bien ici le lien de la liberté avec la responsabilité, la capacité de « répondre » de ses actions. Cf. Et nous n’avons pas encore expliqué la première phrase du texte de Rousseau. Ou plutôt, même si je peux peut-être tout faire, je n’en ai pas le droit. Rousseau conteste cette opinion. Pour qu’il y ait droit, il faut qu’il y ait obligation réciproque, et donc si l’on peut tout exiger de quelqu’un (de celui qui a renoncé à sa liberté) alors on n’a envers lui aucune obligation. academie-philosophique On ne loue et ne blâme que les êtres capables d’agir par eux-mêmes, volontairement, librement. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme, et c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté… Rousseau affirme donc que l’homme est libre, essentiellement, originellement, et que cette liberté fait partie de sa nature, c’est-à-dire de son être profond ou essentiel. Il cherche à faire comprendre comment la liberté de chacun s'éprouve et s'expérimente face à celle de l'autre. Luc Vincenti, Du contrat social (Rousseau), Paris, Ellipses, 2000, p. 58.. Elle correspond au fait de vaincre ses passions, entendons par là les passions mondaines, issues de l’amour-propre. Tous les Etats autoritaires ont cherché à la contrôler ou à la supprimer car pouvant s'avérer dangereuse. Par là même, renoncer à sa liberté, c’est en ce sens renoncer à être homme, et c’est donc renoncer aux droits qui sont attachés par la nature à l’humanité. Ici, il s’agit de la liberté. Faire un contrat, c’est en effet convenir d’un certain échange, et les deux parties prenantes du contrat sont indépendantes avant le contrat. Par suite, enlever la liberté, enlever la responsabilité, c’est enlever au sujet toute moralité. A/ … L’auteur met en place les notions de liberté naturelle, de liberté civile et de liberté politique, et rappelle le « programme » républicain de … Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Ce texte parle bien de la liberté, mais il ne s’agit pas seulement de la liberté politique, mais du fondement de cette liberté politique, et ce fondement est anthropologique, il gît dans la nature de l’homme. Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs. La constitution garantit pareillement, comme droits naturels et civils : la liberté à tout homme d'aller, de rester, de partir, sans pouvoir être arrêté ni détenu, que selon les formes … Renoncer à sa liberté, c'est donc se ravaler au rang de l'animal. La liberté peut être définie comme un sentiment, un droit, une valeur ou un idéal. Le droit ne saurait donc se concevoir dans un rapport entre une autorité absolue et une obéissance sans bornes. Autrement dit, on déchoit moralement de l’humanité si l’on cesse d’être libre. L’autre problème important de la politique, c’est celui des rapports entre la liberté et l’ordre, c’est-à-dire le problème de la tension qui existe entre l’exigence d’ordre, sans lequel la communauté politique n’existe tout simplement pas, et l’exigence de liberté, sans laquelle l’ordre n’est pas véritablement un ordre humain ou « civilisé ». Jean-Jacques Rousseau (28 juin 1712, Genève - 2 juillet 1778, Ermenonville) est un écrivain et philosophe d'expression française.Second fils de Isaac Rousseau, horloger, comme son père, son grand-père, et de Suzanne Bernard, elle même fille d'horloger. Mais quel rapport cela a-t-il avec ma vie concrète ? Peut-être la liberté appartient-elle à ma nature, à la nature humaine en tant que telle. ALTÉRITÉ ET LIBERTÉ Le rejet de l’arbitraire. On pourrait dire que Rousseau se situe au niveau de l’idéal, et une fois que cet idéal aura été déterminé, il pourra servir de norme aux faits, et donc pourra être utilisé dans mon existence concrète. Enfin, les deux dernières phrases sont des questions qui sont des affirmations déguisées qui confirment la thèse. Rousseau ne se situe pas au niveau des faits, ce n’est pas les faits qui lui importent d’abord, c’est le droit, c’est-à-dire ce qui devrait être (dans le meilleur des cas), c’est-à-dire donc d’une certaine manière la morale, qui est la discipline ou la science, qui traite du bien et du mal, et de la meilleure manière de vivre pour un homme. Selon Rousseau : "Il n'y a point de liberté sans lois". En quoi donc ? return string.replace("%c", count) : count === 1 Et le premier droit naturel dans la conception du droit naturel moderne est le droit à la vie. La notion de liberté est un terme au sens large. Parmi celles-ci, la théorie sur la liberté, l’état sauvage de l’homme, le fonctionnement d’une société idéale et plusieurs autres sujets sont mis de l’avant par eux. En termes juridiques, on dit que le sujet doit être supposé responsable de ses actes pour pouvoir se les voir imputer. Pour faire l’objet d’un jugement moral, qui estime la valeur bonne ou mauvaise d’une action, il faut avoir pu agir volontairement. Définition philosophique de la liberté : une valeur mineure ? L’homme et la femme étaient libres de désobéir, et ils l’ont fait ; mais d’un autre côté, la liberté de l’homme s’accomplit ou s’épanouit ou s’exprime le mieux dans l’assentiment à la loi de Dieu qui veut le bien de l’homme. Ce qui fait notre humanité, pour Rousseau, c'est notre liberté bien plus que notre intelligence. C’est cela qui fait la différence entre les sciences de ce qui est, les sciences de la nature, et les sciences de l’homme, qui impliquent la prise en compte du fait que l’homme est conscient et que sa conscience, vraie ou fausse, influe sur ce qu’il est. Si l’homme a des droits, il a aussi et inséparablement des devoirs. Elle entend transformer l’homme en un citoyen relatif à la communauté. La liberté extérieure, le fait de ne pas être contraint à se soumettre à la volonté d’un autre, dépend de ce point de vue d’une liberté intérieure, la capacité que j’ai de penser et d’imaginer, à l’intérieur de moi. Mais la liberté peut également se définir comme faculté morale, psychologique et métaphysique, c'est-à-dire faculté subjective, intérieure à l'âme ou à l'esprit, qui permet à tout être humain d'agir ou de penser par lui-même quelles que soient ses conditions d'existence, notamment sociales, juridiques et politiques.