», « hormis les antifascistes qui considèrent que les disciples de Maurras comptent au nombre des « pires ennemis des Juifs », les « Français israélites » ont tendance à ne pas les mettre tout à fait dans le même sac que les autres [antisémites français]. Comme le souligne Eugen Weber, le peu d'impact de Maurras sur ses fidèles à ce propos s'explique par l'impasse idéologique dans laquelle il se trouva jusqu'à la fin. La mouvance d'Action française sort très affaiblie de la Seconde Guerre mondiale, du fait de l'engagement pétainiste de son chef pendant la guerre[B 7]. La dernière modification de cette page a été faite le 22 décembre 2020 à 20:31. Le 10 août 1951, Charles Maurras est transféré à l’hôtel-Dieu de Troyes. ». ». », « Ce soir, à l’heure de la sortie des ateliers et des bureaux, ils [les Français] se rassembleront devant la Chambre, au cri de “À bas les voleurs !” pour signifier au Ministère et à ses soutiens parlementaires qu’ils en ont assez de ce régime abject. […] L'identité des problèmes ainsi posée rend compte de la parenté des solutions. L'organisation se voit comme « un laboratoire d'idées » et non un parti politique, et cherche « à répondre à l'ensemble des enjeux qui touchent à l'intérêt national, comme la souveraineté, l'écologie ou la mondialisation »[1]. Ainsi, « la nouvelle du plus abject recul de l'Occident fut accueillie comme celle d'une victoire — et c'en était une dans une certaine mesure, celle des auxiliaires d'Hitler, conscients ou inconscients, dont le virulent, le persistant pilonnage avait forcé certains hommes d'État de l'Occident à faire machine arrière, aidé certains autres à se laisser faire »[A 58] analyse Eugen Weber. Ce groupe de réflexion n'est alors qu'un rassemblement d’intellectuels patriotes sans préjugés politiques, et cela notamment sur la forme du régime, décidés à rechercher les conditions d'un rassemblement national[16]. À l'opposé d'une politique de masse, il aspire à l'épanouissement de corps intermédiaires librement organisés et non étatiques, l'égoïsme de chacun tournant au bénéfice de tous. — Charles Maurras devant la Cour de justice du Rhône, Le Procès de Charles Maurras - Cour de justice de Lyon, janvier 1945. Il y affirme que « l'ouvrier, le serviteur, le chef de la défense et de la grandeur françaises ne peut être que le descendant des Chefs fondateurs et conservateurs, le Roi ». », « permis de juguler le développement du fascisme en France », « L’Action française. Dans ce cadre, il réclamait les garanties les plus concrètes pour contraindre l'Allemagne à respecter les traités qui avaient clôturé la Grande Guerre, quitte, en échange, « à se concilier les Allemands aux dépens des nouvelles nationalités nées sur ses frontières orientales »[A 26]. Au début du XXe siècle, les catholiques voient en l'Action française un retour à l'expression politique qui leur donne une doctrine pour faire face à la laïcisation de la société. On les mettra au pas, et la petite peine n'ira pas sans plaisir, « C'est un homme à fusiller, mais dans le dos, « les mobilisés abattront MM. S'il le félicite de sa « vigilance paternelle, il s'exprime avec plus de mesure en n'émettant qu'une simple mise en garde »[99]. Le nombre d'adhérents au sens strict de l’Action française n'est jamais très élevé dans l'entourage de Pétain ; selon, En 1953, cinq années après la naissance de l'Etat d'. Pendant la guerre, L'Action française dénonce les industriels traitant avec l'Allemagne. Dès lors, ces déterminations vagues d’une part, ces faibles déterminations d’autre part, ne peuvent porter qu’un effet : l’exaltation des fanatismes d’où sortent les exagérations que le Vatican dénonçait l’autre jour, et l’encouragement aux méprises et aux malentendus, « Tous les esprits impartiaux qui ont étudié le nationalisme français, même intégral, surtout intégral, savent combien il est profondément hostile à ce que l'Encyclique d'hier appelle, « un nationalisme n’est pas un nationalisme exagéré ni mal compris quand il exclut naturellement l’étatisme », « Quand l’autorité de l’État est substituée à celle du foyer, à l’autorité domestique, quand elle usurpe les autorités qui président naturellement à la vie locale, quand elle envahit les régulateurs autonomes de la vie des métiers et des professions, quand l’État tue ou blesse, ou paralyse les fonctions provinciales indispensables à la vie et au bon ordre du pays, quand il se mêle des affaires de la conscience religieuse et qu’il empiète sur l’Église, alors ce débordement d’un État centralisé et centralisateur nous inspire une horreur véritable : nous ne concevons pas de pire ennemi, « Les cornichons conservateurs […] qui prendraient Hitler pour un sauveur de l’ordre — de l’ordre français — sont certainement coupables d’un crime devant l’esprit au moins égal à celui de nos moscoutaires, « l’intrigue hitlérienne est plus dangereuse que celle des, « Hitler est encore notre ennemi numéro 1. Il sera gracié pour raison de santé peu de temps avant sa mort en 1952. Elle mène ainsi de 1906 à 1911 une campagne ininterrompue et d'une rare violence qui lui vaut d'être plusieurs fois lourdement condamnée à la suite des plaintes portées par le commandant Dreyfus lui-même[17]. Informations et situation de l'association La restauration nationale centre de propagande royaliste et d'action francaise Activités politiques dans la ville de Paris. Depuis la Convention jusqu’à la Cinquième, chacune à leur manière, elles ont lutté de façon acharnée contre la religion catholique. www.royalistes.net Logotype du Centre royaliste d'Action française de 2009 à 2013. À ses débuts, l'influence de l'Action française se situe dans les salons provinciaux et repose sur certaines notabilités. Pendant toutes les années 1930, Maurras dans ce domaine ne changea pas de point de vue : la tentation de miser sur Hitler, voire de le flatter suffisamment pour envisager une alliance commune contre la Russie soviétique était une grossière erreur, qui condamnerait la France à l'esclavage et à la ruine. 177 ~(M. La Tour du Pin n'cst pas d'Action Française, c'cst l'Action française qui cst de M. de la Tour du Pin~). Il y a dans Proudhon un fort goût des réalités qui peut éclairer bien des hommes, « la lutte antijuive est au cœur du combat contre la République. Des descentes de police dans les locaux du journal ont lieu de même que des perquisitions chez Charles Maurras, Marius Plateau ou encore Maxime Réal del Sarte. Le nom de Jeanne d'Arc, son oriflamme, sa devise, les fleurs que l'on apportait à ses statues, comme à des autels, restent le symbole historique de cette époque de feu. Il est blessé à la tempe par un coup de barre de fer », « À bas les Juifs ! Elles ont des contacts parce qu'elles tendent à réformer les mêmes situations vicieuses et à remédier aux mêmes faiblesses de l'État. Charles Maurras veilla cependant à ce que le Cercle Proudhon ne soit pas intégré à l'Action française : il rejetait en effet le juridisme contractualiste de Proudhon, qui représente pour lui un point de départ plutôt qu'une conclusion : « Je ne dirai jamais : lisez Proudhon qui a débuté par la doctrine réaliste et traditionnelle, mais je n'hésiterai pas à donner ce conseil à quiconque ayant connu les nuées de l'économie libérale ou collectiviste, ayant posé en termes juridiques ou métaphysiques le problème de la structure sociale, a besoin de retrouver les choses vivantes sous les signes sophistiqués ou sophistiqueurs ! Le modèle de la monarchie absolue française est constamment présent chez Maurras, alors que toute référence à un régime passé est inexistante chez Mussolini, ou Hitler, « le préjugé embrumer une vision lucide et claire à l'origine », « ils en étaient venus à croire que le seul espoir restant à la France résidait dans l'isolement délibéré, au risque même de perdre les quelques alliances qui lui restaient », « une solide chaîne de mitrailleuses bien graissées », « aboutir qu'à une offensive allemande sur la France, alors que l'aide que fournissaient ces alliés serait toujours inférieure à celle qu'ils exigeaient de la France », « signifierait l'effondrement des systèmes autoritaires constituant le rempart le plus solide contre la révolution bolchevique et, peut-être, contre la bolchevisation de l'Europe », « que les nazis auraient à liquider avant de régler leurs comptes aux Russes », « périlleuse aventure que les Occidentaux pourraient regarder tranquillement du haut des remparts », « combattit à l'avant garde d'une offensive concertée en vue de dégager la France », « Jacques Couillonné, le cobaye de la démocratie sanguinaire qui doit aller crever sur un signe de tête d'un juif qui l'a en horreur dans un obscur et lointain patelin dont il n'a pas la moindre notion », « Maurras y insistait, pour les hommes de Moscou ou pour les juifs », « la nouvelle du plus abject recul de l'Occident fut accueillie comme celle d'une victoire — et c'en était une dans une certaine mesure, celle des auxiliaires d'Hitler, conscients ou inconscients, dont le virulent, le persistant pilonnage avait forcé certains hommes d'État de l'Occident à faire machine arrière, aidé certains autres à se laisser faire », « qu'on se hérisse de défenses, qu'on mobilise et qu'on remobilise. La doctrine de l’« antisémitisme d'État », théorisée au début des années 1910, se résume alors en une seule proposition : éliminer le Juif de la vie de la Cité en lui retirant sa « nationalité fictive de Français », en le replaçant dans le statut d'éternel étranger d’avant la Révolution française, « de voir les Juifs gouverner la France », « cette ouverture aux « bons serviteurs » maintient une relation fondamentalement dissymétrique. L'interdiction faite aux catholiques de lire L'Action française provoque une chute du tirage du journal qui perd la moitié de ses lecteurs entre 1925 et 1928[A 18]. Au-delà de cette commune hostilité épidermique au bolchevisme soviétique, la question des convergences entre nazisme et doctrine d'Action française a fait débat parmi des historiens. Les cabinets suivants (Briand, Monis, Caillaux) ne modifient en rien cette baisse budgétaire. On les voit en effet souvent défiler avec « dans la main une bonne canne, dans la poche un bon livre » selon l'expression de Henri Lagrange. L'Action française continua après la Grande Guerre à développer un antigermanisme affirmé dès ses origines : pour elle, « quel que fût son régime […] l'Allemagne était l'ennemie de la France[A 24] ». C'est avant tout par la primauté que le nazisme accordait à la race et à l'État qu'il était incompatible avec le corpus théorique de l'Action française, hostile à l'étatisme et mal à l'aise à l'idée d'une nation fondée sur une identité raciale biologique commune[A 31]. Comme tous les collaborationnistes désireux que la France entrât en guerre aux côtés de l'Allemagne, il se déchaîna contre Maurras qui répliqua en évoquant « un gros crachat de 664 pages produit d’un cacographe maniaque nabot impulsif et malsain »[175],[D 32]. »[s] Le principal reproche fait par Rome au nationalisme intégral était de subordonner la religion à la politique et au nationalisme, car Charles Maurras, rationaliste, se définissait comme agnostique, et ne soutenait le catholicisme que comme le moyen d'unifier la Nation[réf. Le danger que représentait l'Allemagne nazie pour la France, constamment souligné par Maurras, amena l’Action française à réclamer sans cesse un nouveau renforcement des capacités militaires françaises, notamment l’allongement du service militaire, réforme obtenue en 1935 après le plébiscite de la Sarre, où 99 % des votants, après quinze ans d'occupation française, s'exprimèrent en faveur du rattachement à l'Allemagne[A 41]. 18h – Le Centre Royaliste d’Action Française et la Restauration Nationale annonceront officiellement la fusion des deux mouvements d’Action Française. D'après certaines recherches historiques récentes, les deux dernières tendances (collaborationniste et résistante) seraient dans des proportions presque égales. ». » Ainsi, déjà favorable au corporatisme, elle devient sur le plan économique proche du patronat[B 1]. Considérée par certains catholiques comme une « invasion laïque[23] », cette politique conduit à la Loi de séparation des Églises et de l'État en 1905[g]. La situation économique et financière de l'Allemagne demeura cependant très difficile et, en juillet 1924, pour lutter contre l’hyper-inflation qui mettait en danger la survie de la république de Weimar, fut organisée aux États-Unis, une commission dite « des réparations » présidée par Charles Dawes, qui élabora un plan de sauvetage. Dans ses Mémoires, à la date du 28 octobre 1917, Raymond Poincaré écrit : « Depuis le début de la guerre, Léon Daudet et Charles Maurras ont oublié leur haine contre la République et les républicains, pour ne plus penser qu’à la France »[90]. En juin 1908, la jeunesse de l'Action française manifeste bruyamment contre le transfert des cendres d'Émile Zola au Panthéon de Paris. Qui pour remettre le Roi sur le trône de France? Il le soulignait : « aucun antidémocratisme ni antisémitisme ne valent ce prix »[A 36]. L'AF s'oppose à l'Union européenne qu'elle décrit comme d'esprit unitariste et utopique. Deux mille six cent quarante de ses militants meurent au combat[10]. C'est ainsi que l'AF s'établit sur des positions contre-révolutionnaires, antirépublicaines et antidémocratiques, sur fond de positivisme. », « Je ne dirai jamais : lisez Proudhon qui a débuté par la doctrine réaliste et traditionnelle, mais je n'hésiterai pas à donner ce conseil à quiconque ayant connu les nuées de l'économie libérale ou collectiviste, ayant posé en termes juridiques ou métaphysiques le problème de la structure sociale, a besoin de retrouver les choses vivantes sous les signes sophistiqués ou sophistiqueurs ! La génération Maurras tire alors un trait sur les anciennes divisions royalistes et forge un appareil militant inspiré en efficacité et en intensité de ceux des mouvances trotskistes[248],[249][source insuffisante]. Le milliardaire François Coty donna 2 millions de francs à l'Action française entre 1924 et 1928[A 7]. En 1972, scission de la Fédération des unions royalistes de France (FURF) sous la direction de Guy Rérolle. Considérant qu'elles seraient plus sensibles aux arguments traditionalistes et catholiques que les hommes, il demande le droit de vote des femmes[D 2] dès 1919, qui ne leur a été accordé que par l'ordonnance du 21 avril 1944 du Gouvernement provisoire de la République française. », « L'opinion française devait apprendre à reconnaître par quels moyens une faction étrangère menait la France à ce qui, en fin de compte, serait la guerre, non pas faite dans son intérêt propre, mais pour servir les fins de la conspiration internationale ayant pour objectif la ruine de la France », « Daudet, aussi bien que Maurras, reprenaient à leur compte les arguments de Barthélémy dans, « « La Paix ! On ne me fera pas démordre d'une amitié naturelle pour les Juifs bien nés [patriotes]. nécessaire]. L'Action française soutint son putsch contre la République espagnole en organisant et en participant à la Bandera Jeanne d'Arc. », « le pragmatisme propre aux droites françaises », « un corps de doctrine sur le modèle des théories socialistes », « En prônant un antisémitisme d'État qui se voulait dépassionné et exempt de tout délire d'extermination », « défausse sur le bouc-émissaire juif qui, après l'affaire Dreyfus, est passée de gauche à droite aux approches de la Première Guerre mondiale », « considérés comme des étrangers inassimilables », La génération Maurras marque un tournant culturel majeur dans l'histoire du royalisme français, Face à l’hostilité des groupes d’extrême-gauche un, « Restauration nationale - Centre royaliste d'Action française », « à répondre à l'ensemble des enjeux qui touchent à l'intérêt national, comme la souveraineté, l'écologie ou la mondialisation », « un État souverain exerçant pleinement ses fonctions régaliennes », « juste exercice d’une puissance durable », « adaptée à notre temps qui ne soit pas un retour à un ordre ancien mais une réponse sérieuse aux questions actuelles », « compromis royaliste autour de la monarchie », « à leur époque, ni la ligue ni son maître à penser, Charles Maurras, ne furent classés à « l'extrême droite », « par sa condamnation sans appel de la démocratie, par son utopie de l'édification d'une communauté organique, par sa définition exclusiviste de l'appartenance à la Nation, par un antisémitisme farouche qui trouve son aboutissement dans le, « l'UE aurait mis en place un système fédéraliste centralisateur », « les flux économiques et financiers ont toujours existé, et qu'aucune souveraineté politique n'a jamais rejeté absolument les échanges. souhaitée]. À l’échelle nationale, l’AF édite traditionnellement un journal ayant pour particularité d'être diffusé dans la rue par des vendeurs volontaires, militants se formant au débat politique en vendant le journal à la criée. Charles Maurras, préface à Comtesse Joachim de Dreux-Brézé. L'Action française connaît encore quelques victoires lors des manifestations du 6 février 1934, où elle mobilise près de soixante mille personnes devant l'Assemblée nationale provoquant ainsi la démission du gouvernement. Cela n’empêche pas le mouvement de connaître, après guerre un certain succès et de grandir en influence. Ainsi, considérant que c'était l'unification de l'Allemagne réalisée par Bismarck qui avait créé au sein du peuple allemand un nationalisme si agressif qu'il avait fini par menacer l'existence même de la France, elle réclama que le traité de Versailles s'inspire des traités de Westphalie et répartisse le peuple allemand entre plusieurs États, plusieurs Allemagnes, ce que Maurras nommait « la paix Bainville ». Notice biographique de l'Académie française. Ce laboratoire idéologique de la réaction, hélas non dénué de talent, qui poursuit son travail de subversion, « une nouvelle génération plus activiste et tapageuse », « un roi avec des fonctions régaliennes très limitées », « L'affaire agita la France jusqu'en 1906. Quelques années plus tard, en novembre 1911, la France, dans le but de tempérer la crise d'Agadir, cède à l'Allemagne une partie du Congo français, en échange de la reconnaissance du protectorat français sur le Maroc. », « Cinq-cent mille jeunes Français couchés froids et sanglants sur leur terre mal défendue. Le jeune camelot Georges Bernanos est notamment arrêté pour avoir agressé Thalamas[F 4]. Ainsi, beaucoup d'officiers de l'Armée française sensibles au nationalisme intégral de Maurras[50] lisent le journal. Le modèle de la monarchie absolue française est constamment présent chez Maurras, alors que toute référence à un régime passé est inexistante chez Mussolini, ou Hitler[176] ». Il se sépare donc de l’Action française pour fonder le Faisceau, premier parti fasciste français, entraînant environ deux mille adhérents avec lui. Mais on avait commencé par punir Thalamas, on finissait, comme il le fallait bien, par soutenir le gouvernement qui tenait le drapeau et l'épée de la France. Ces derniers sont rejetés par la direction du mouvement qui invoque le slogan : « la France seule ». L’Action française commença alors une campagne critique à l'égard de ce retrait qu'elle jugeait précipité. En liaison avec des intellectuels britanniques, Il soutient le gouvernement républicain d'. Action française. L'AF est suivi par 17 700 personnes sur Twitter[264] , 24 000 sur Facebook ainsi que par 9 000 personnes sur Instagram[265]. L’autorité croissante de Maurras et de son nationalisme intégral finit par éloigner les derniers partisans républicains de l'Action française ou bien de les convertir au monarchisme (Vaugeois, Pujo, Lucien Moreau, Jules Lemaître)[20] bien qu'une partie de la clientèle catholique visée répugne à adhérer à ce nouveau royalisme. Dans l'opinion d'extrême droite et dans de larges franges de la droite conservatrice, les articles de Maurras ont imposé comme une évidence la nécessité de « régler la question juive » d'un point de vue politique : soit dans le cadre plus étendu du problème des « métèques », soit par une dénaturalisation des Juifs français, soit, enfin,par un « statut » particulier définissant des limitations et interdictions professionnelles. Mais en 1910, Maurras salue l'arrivée des femmes dans le cycle des études supérieures[D 2]. De façon générale, nombre de maurrassiens ont affirmé que la pensée de Maurras les avait prémunis de l'attraction du fascisme ; dans les années 1990, Raoul Girardet dira : « Même ébréchée, la doctrine maurrassienne constituait à cet égard une barrière solide : la conception totalitaire de l'État et de la société lui était complètement étrangère[130]. et quand Léon Blum, qualifié à cette occasion par Léon Daudet d'« Hébreu sanguinaire »[172], proposa en août 1933 un boycott économique et moral de l'Allemagne à la suite des premières persécutions nazies, l'Action française condamna sa proposition, tout en refusant de sauver des « communistes » et des « Juifs » et négligeant le fait que c'était « précisément ce [qu'elle] avait réclamé pendant si longtemps », le réarmement en moins[A 33]. Depuis la mort du comte de Chambord en 1883, le sentiment royaliste était frappé à mort. ». Ses positions sur le souverainisme ont été critiquées par Pierre Pujo (qui avait fondé le Centre royaliste d'Action française, concurremment à la RN en 1993), dans L’Action Française 2000 (no 2695 – du 16 février au 1 er mars 2006). Son principal vecteur de presse est L'Action française 2000 tandis qu'il édite un périodique à destination des jeunes, Insurrection.. Sur le plan international, le CRAF est affilié de la Conférence monarchiste internationale (CMI).. … L'Action française est, dès sa création, radicalement engagée dans le camp antidreyfusard. De fait, comme l'écrit Eugen Weber, « l'Action française n'avait aucune sympathie particulière pour la théorie nazie, encore moins pour les hommes qui l'appliquaient »[A 31]. Des adhérents de la ligue ont fondé à partir de 1926 le Cercle Fustel de Coulanges, pour les universitaires, professeurs du secondaire et instituteurs. Contacter par courrier à l'adresse postale : 10 rue croix des petits champs, 75001 Paris En 1936, la guerre d’Espagne ravive l’anticommunisme au sein de l’Église. Ils apprécient donc que « l'antisémitisme de l'AF, dans l'ensemble, a[it] déplacé sa cible à l'extérieur des frontières. Les dernières années de Maurras, passées en grande partie à la prison de Clairvaux, furent aussi l'occasion d'une introspection sur de nombreuses questions telles que celles de la Résistance et du traitement infligé aux Juifs pendant la guerre, ou bien encore celles de l'idée européenne et la bombe atomique. En décembre 1908, l'affaire Thalamas refait surface : les Camelots veulent empêcher Amédée Thalamas d'assurer un cours libre à la Sorbonne sur « la pédagogie pratique de l'enseignement de l'histoire », perturbent ses cours et agressent le professeur. « Nous apportons à la France la Monarchie. Ce ne fut que lorsque la guerre fut officiellement déclarée que l'Action française se résigna, le 2 septembre, à soutenir le combat qui s'engageait[A 62]. Accordingly, the CRAF claims to be the natural heir of Action française, a movement of political … Fin 2018, Elie Hatem crée une organisation dissidente appelée « Amitié et Action française ». En réaction à la mise en place progressive de la laïcité, des manifestations publiques sont organisées. »[F 5]. ». La préface, intitulée « La politique naturelle », est un manifeste anthropologique qui envisage l’homme comme un être naissant et grandissant au sein de structures d’appartenance qui le relient à la société (famille, métier, commune, paroisse, région, nation) et lui permettent d’accéder à des libertés réelles. La plupart des membres de l'Action française sont élevés dans le milieu catholique. Quant à Rebatet, il écrivit que « Maurras est de tous les Français celui détestait le plus profondément l'Allemagne », s'insurgeant contre les propos de Maurras qui qualifie le Führer de « possédé »[174]. Son déclin s'était précipité avec le soutien au boulangisme et avec la mort du comte de Paris (1894)[C 2]. La mienne est restée royaliste. Restauration Nationale: mouvement issu d'une scission avec l'Action Française en 1993 et qui revendique son héritage. Prince chré­tien et immigration-islamisation, Pôle idéo­lo­gique des « valeurs républicaines », Trump, John­son, Neta­nya­hou (et même Erdo­gan)… Tous ont sou­hai­té un “joyeux Noël”, sauf… Macron, L’insolite silence de l’Elysée face aux inac­cep­tables « exi­gences » algériennes, Ciné­ma : Adieu les cons, d’Albert Dupontel, Isla­misme et Répu­blique, les deux enne­mis de la France, L’abbaye de Pon­ti­gny livrée par le PS à la gou­ja­te­rie fri­quée du dit « art contemporain ». Le Royaume-Uni approuva cette option et le gouvernement français, soucieux de démontrer les bonnes dispositions de la France, également. Les années 1908-1914 sont des années de fort développement pour l'Action française. Nous aurons laissé dépouiller et envahir nos amis, « Je le répète : il n’y a pas de plus grand danger que l’hitlérisme et le soviétisme.