La « rationalité limitée » aboutit aussi à des décisions non optimales en matière de prévention, avec des attitudes suscitées plus par l’émotion que par la réflexion, amenant à des craintes excessives ou au contraire à un déni des dangers et à une trop grande confiance et une banalisation, à l’origine soit de surprotection inutile, soit de sous-protection néfaste. Dans la ligne de pensée d’Herbert Simon ces deux auteurs visualisent l’individu comme un être soumis à des émotions et prenant des décisions non rationnelles. Théorie de la rationalité limitée Ce travail a été effectué par: Ibrahim Kotondi Kader El fetri Ismail El orch Zakaria Plan: Auteur Définition de la rationalité limitée Les fondements de la théorie Les apports de la théorie Les limites de la théorie Domaines d application conclusion Auteur principal Économiste américain, prix Nobel d économie en 1978. *Réponse :"oui, sans doute, mais de façon... limitée !" Ces systèmes d’aides à la décision ont été initialement définis comme des "systèmes informatiques interactifs aidant les décideurs à utiliser les données et les modèles pour résoudre des problèmes non structurés" (Scott Morton, 1971). Dans “Simple heuristic that make us smart” Gerd Gigerenzer et Peter M.Todd utilisent l’exemple du diagnostic médical à la suite d’une crise cardiaque. Herbert Simon Herbert Alexander Simon a été « prix Nobel » d'économie en 1978. Si la première nécessite d’utiliser les modèles classiques par les quantités d’information qui rentrent en jeu, la deuxième suggère d’utiliser les heuristiques. Chacun se détermine en fonction de ce qu’il imagine être la stratégie de l’autre. Ce taux correspond donc à la dérivée de notre courbe d'indifférence. Si je préfère A à B et B à C, alors je préfère A à C. On comprend vite que ces théories ont des limites et vont nourrir de nouveaux courants notamment autour de la rationalité limitée. Au sein de l'entreprise, le fonctionnement dépend de la position relative des acteurs. La prise de décision se rapproche donc d'une modélisation de phénomènes du domaine de la physique. L'acteur réagit aux stimuli informationnels. Les outils du décisionnel ont ensuite connu une évolution continue avec l’apparition de différents concepts : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Il ne peut être rationnel au regard des buts de l’organisation que s’il est capable d’y arriver par sa propre voie, en ayant une connaissance claire des buts de l’organisation et une information claire des conditions de ses actions. Tout cela est permis notamment par les heuristiques de jugement[2], développées par Amos Tversky et le Nobel d'économie Daniel Kahneman[3]. 2. Matière. 1Un des thèmes centraux de la sociologie wébérienne est la spécificité du rationalisme occidental, dont la marque serait selon lui reconnaissable dans toutes les dimensions de notre civilisation.Mais Weber reconnaît par ailleurs que les concepts de rationnel, rationalisation, sont équivoques. Le niveau de risque étant déterminé selon un montant seuil propre à chaque variable. L'identification du problème n'est donc pas optimale : pour reprendre la décision non-programmable présentée précédemment, si l'individu fait face à une situation exceptionnelle, il n'a pas pu l'anticiper et ne maîtrise donc pas son environnement. D'après lui, l'attribution d'un niveau de satisfaction est trop complexe et peu réaliste. Face à des situations et des environnements de plus en plus complexes, couplés à une multiplicité de facteurs et des délais réduits pour les décideurs, le rôle de l’informatique est devenu stratégique en termes d’aide à la décision. 2La théorie instrumentale de la rationalité est supposée faire un pas décisif avec Herbert Simon, lequel remarque que l’information est coûteuse et crée la notion de rationalité limitée. Voir la carte générale des théories en management des S.I. Ce qui est donc le plus fondamental ici, c’est que la théorie générale de la rationalité est un formidable outil proposé aux sociologues pour dépasser les apories de la théorie du choix rationnel (TCR) et surtout étendre les limites de la rationalité. Revue économique, volume 31, n°3. En complément de ce modèle général :  J-L Le Moigne, H. Mintzberg. Ici, les heuristiques inconscientes ont permis à un agent de résoudre un problème complexe de manière très simple et ce en réduisant le nombre de variables à prendre en compte. Le manager qui décide influe sur l’exécutant pour qu'il agisse de façon efficace et coordonnée. Idées économiques et sociales, 165(3), M. Ferrière (2011). En cela, ce sont des mécanismes conscients. 21 Issue 2, E. Friedberg (2011). H. Mintzberg, D. Raisinghani, A. Théorêt (1976), The structure of ‘unstructured’ decision processes. Au contraire, elle répond selon lui aux exigences de la situation, dans laquelle nos capacités de calcul sont limitées : c'est le caractère limité de la rationalité qui permet, in fine, le choix, et donc la possibilité d'agir à bon escient et à temps. Les choix ne sont pas raisonnés, mais procéduraux et choisir une action implique une renonciation à une autre action. Idées économiques et sociales,165, R. Frydman (1994), Sur l’opposition de la rationalité substantive et de la rationalité procédurale. (1976). Herbert Simon (1969), Les Sciences de l’artificiel, Paris, Folio 2004. En effet, face à l’incertitude les probabilités et la logique ne permettent pas de prendre une décision compte tenu du manque d’information ou de temps de notre problème. Utilisation du concept en sociologie des organisations, Apports des outils informatiques et systèmes d’aide à la décision, Advanced Information and Knowledge Processing, International Journal of Automation and Computing, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rationalité_limitée&oldid=176762352, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Cette partie s’attache donc à décrire les bienfaits, souvent ignorés, des heuristiques. Les éléments théoriques contemporains. La dernière modification de cette page a été faite le 19 novembre 2020 à 17:27. La rationalité limitée (bounded rationality en version originale) est l'idée selon laquelle la capacité de décision d'un individu est altérée par un ensemble de contraintes comme le manque d'information, des biais cognitifs ou encore le manque de temps. Cette notion a été introduite par H.A. Cependant le nombre de variables incertaines (vitesse du vent, rotation de la balle, force de la frappe) est immense. Les théories néoclassiques définissent un acteur (homo economicus) comme étant parfaitement rationnel dans sa prise de décision, qui se fait après une période de réflexion poussée, et non par hasard. D’après eux, les individus feraient preuve d’aversion aux pertes. La rationalité limitée (bounded rationality en version originale) est l'idée selon laquelle la capacité de décision d'un individu est altérée par un ensemble de contraintes comme le manque d'information, des biais cognitifs ou encore le manque de temps. La rationalité individuelle est limitée par les habitudes et les réflexes, les valeurs, la perception du contexte, la conception des objectifs à atteindre, l’étendue des connaissances et informations. théorie des coûts de transactions qui estiment pouvoir, dans une situation plus proche de la réalité où les asymétries informationnelles et où la rationalité limitée priment, réduire les coûts d’organisation de la firme et essayer, de ce fait, de la rendre plus efficiente c’est-à-dire Des comportements peuvent même paraître "irrationnels" mais c'est parce que les autres acteurs n'ont pas les clés pour comprendre les objectifs (parfois cachés) de l'acteur. La résolution, compte tenu de notre limitation cognitive, est quasi impossible. Il doit donc utiliser un modèle mathématique complexe et le résoudre dans un temps très bref. La décision opérationnelle. Dans cet optique, la fonction d'utilité semble loin de la réalité du processus de prise de décision et définir l'impact exact de nos choix sur notre niveau de satisfaction semble impossible. La théorie non standard se distingue de la théorie standard étendue par la prise en compte des organisations et Cette modélisation permet donc d'optimiser notre niveau de satisfaction sous contraintes. "Fixer la balle et adapter sa course de sorte que l'angle de vue reste constant" selon les paroles de Gerd Gigerenzer. La diversité des décisions. 2014/2015 La seconde quant à elle est exceptionnelle ; l'individu prend cette décision à un instant donné et ce choix ne sera pas ré-applicable en tant que tel, car les conditions ne seront pas nécessairement les mêmes. Le niveau de rationalité de … Ce rapport de valeur attribué à un bien par rapport à un autre est ce qu'on appelle un TMS (Taux marginal de substitution). Un seul cookie est utilisé sur ce site, pour assurer la navigation. Profitant d'une information complète et pertinente, à laquelle il a accès sans restrictions, il peut ainsi prendre des décisions optimales. In: Cahiers d’économie politique, n°24-25, J. Pitrat (2002), Hommage à Herbert Simon, Revue d’Intelligence Artificielle, vol 16, n°1, F. Gobet (2002), Travailler avec Herbert Simon. Puisque la rationalité de l’individu est limitée, l’organisation doit aider et soutenir la pensée de l'individu. A ce sujet, Edward Tsang soutient notamment que la rationalité effective d'un agent est déterminée par son intelligence informatique ("computational intelligence")[10]. En effet, la joie ou la tristesse d’un individu l’amèneraient à modifier ses choix et surpondérer certaines probabilités. « The less is more effect ». La décision dans les organisations n’est pas un simple calcul coûts/avantages pour optimiser une utilité espérée (comme le postule la théorie économique classique, dans sa vision dite de l’Homo economicus en lieu et place de l’Homo sapiens). Si le panier évolue et modifie le niveau d'utilité, c'est toute la courbe qui se déplace. La réflexion de l’acteur est limitée par son environnement qui conditionne sa décision. Au niveau économique ses travaux ont interrogé l'effcacité du fordisme et remis en cause les théories ... utilitariste et dans une grande partie de la théorie économique classique. C'est le résultat d'un choix des acteurs selon leur place dans l’organisation. H. Simon (prononcer « Saïmone« ) a reçu à la fois le « Prix Turing » en 1975 pour ses travaux en informatique (voir Intelligence artificielle et modèles de décision) et le « Prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel » en 1976 pour ses travaux sur les organisations (voir sur le site de l’association MCX-APC Les Introuvables en langue française de H.A. Par conséquent, la théorie du choix rationnel et celle de la rationalité limitée seraient complémentaires. Rationalité limitée et rationalité ordinaire. Herbert Simon (1955), A behavioral model of rational choice. En d'autres termes, notre utilité dépend de la consommation d'un panier de bien et pour ce panier on attribue un niveau d'utilité. Ici 3 cours en PDF sur la théorie de contingence. Herbert Simon (1973), De la rationalité substantive à la rationalité procédurale, un « introuvable », mais disponible…, Herbert Simon (1955), A behavioral model of rational choice, The quarterly journal of economics, Herbert Simon (1969), Les Sciences de l’artificiel, Paris, Folio 2004. Le processus rationnel de décision est alors itératif : les boucles du modèle I/M/C. De plus, les biais cognitifs jouent le rôle de perturbateurs dans la conception des solutions, et l'optimum tel que définit par les théories néoclassiques peut ne pas être prise en considération par l'individu. Ces derniers vont nous permettre, à base de raccourcis cognitifs, de réagir plus vite à une situation et vont faciliter notre prise de décision. Autrement dit, une solution simple est la plus adaptée face à certains problèmes complexe. En soi, les différents modèles de rationalité sont complémentaires. Le niveau optimal de consommation est donc atteint en Um=Cm, à savoir lorsque l'utilité marginale est égale au coût requis pour consommer une unité de bien en plus (coût marginal). En refondant totalement le concept de décision, l’œuvre de H. Simon (1916-2001) a eu un retentissement inégalé, aussi bien en informatique qu’en sciences de gestion : Au final, et en opposition à la vision économique standard d’une « pure » rationalité du CALCUL, on peut distinguer deux autres grandes propositions théoriques (voir Chanut et al. Raymond Boudon parle en ce sens de "raisons fortes" de croire en de telles valeurs. M.Houssel (2003), La tarification à la pathologie en soins de suite et de … Chaque coordonnée de la courbe d'indifférence correspond à ce niveau d'utilité. L’analyse en termes de rationalité limitée entraîne une véritable révolution dans les théories des organisations et dans la théorie économique de la firme . Malheureusement, la performance d’un manager étant évaluée à l’atteinte des objectifs, ce dernier va chercher à légitimer les bons résultats ou nuancer les mauvais par l’utilisation des modèles classiques et des outils en tout genre. psychologie cognitive et la rationalité limitée qui constitue le cœur de sa pensée. Cela peut relever de l’intuition mais peut être également le résultat d’une activité consciente de simplification des problèmes. Une rationalité limitée dans le contexte particulier des relations internationales; ... La théorie des jeux et la théorie de la dissuasion : des théories politisées en marge de la théorie réaliste; La dissuasion nucléaire, une pseudo-théorie du choix rationnel ? On étudie les limites de la rationalité standard, d'abord à travers les dilemmes sociaux étudiés par la théorie des jeux non-coopératifs, puis en mobilisant les apports récents de l'économie expérimentale relatifs à la coopération entre individus et entre groupes. Dans son analyse, G. Charreaux identifie quatre blocs constitutifs de cette théorie :- un modèle de comportement humain. Gerd Gigerenzer[1] a toutefois souligné que pour Simon, la rationalité limitée n'était pas moins bonne qu'une rationalité complète. Simon va développer à partir des hypothèses des courants néo-classiques une construction éthologique du processus de décision dans l’entreprise et focalise ce processus sur l’acteur et non plus sur l’hypothèse de la main invisible de la concurrence. et non standard (Tns), proposées par O. Favereau (1989-a). Né en 1916 à Milwaukee, mort 2001 à Pittsburgh. Article connexe: "La théorie de la rationalité limitée de Herbert Simon" Biographie et travail de Daniel Kahneman. A l'inverse, classer les choix de consommation semble plus facile dans la mesure où le niveau de satisfaction est relatif. En fait, si notre course est parfaite, la balle devrait paraître relativement immobile dans les airs. Cette notion a été développée par Amos Tversky et David Kanheman dans Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases[2],[6] en 1974 puis en 1982. Simon (prix Nobel 1978). 2. Pdf. Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Pour H. Simon, cette dernière phase donne lieu à une, Henry Mintzberg teste et décompose le modèle I/M/C dans la pratique des organisations (voir Mintzberg et al. La décision sera prise par rapport aux options connues, donc le résultat de la décision influencera l’environnement. Par conséquent, certains auteurs dont Gerd Gigerenzer pensent qu’ils sont utiles à la prise de décision. Son comportement au sein d'un système organisé défini par les interactions obligées avec d'autres acteurs, a par conséquent du sens même si les autres acteurs peuvent ne pas voir ou comprendre ce sens. La théorie explique qu’il n’y a pas de science exacte du comportement organisationnel. J-C Pomerol (2002), L’apport de Herbert Simon dans le management et la décision. La théorie de la rationalité limitée de Herbert Simon La cognition humaine est limitée et imparfaite: même si nous parvenions à obtenir toutes les informations disponibles sur un problème à résoudre, nos échecs de raisonnement nous empêcheraient de prendre la décision optimale.. Plus que la peur des intuitions, c’est la peur de l’échec qui limite la performance des entreprises. EL BAKHKHASS Smahane HESSBAOUI Mohamed Amine SAMI Soundouss TARRIKO Dalila Théorie de la rationalité limitée Ecole nationale de Commerce et de Gestion –Kénitra- Théorie des organisations Herbert Simon Année universitaire : 2011 /2012 Introduction : Une décision est un choix effectué à un moment donné, dans un contexte…. Rationalité « limitée », processus de décision… pour  Herbert Simon (1969, 1973) décider c’est bien plus que choisir. Chapitre 3 - Notes de cours 3 Chapitre 3 : Williamson et TCT Mme Isabelle NICOLAI. Les limites des théories néoclassiques décrites précédemment permettent de comprendre dans quel environnement évolue l’individu. La perception et l'identification du problème ; Calculer la trajectoire de la balle. Cette fonction, dite d'utilité, cherche à rationaliser la prise de décision et d'estimer l'impact qu'elle aura sur notre niveau d'utilité. Sur le graphique, cet optimum est atteint lorsque la Courbe d'indifférence est tangente à la contrainte budgétaire. Il s'est intéressé à la psychologie cognitive Dans une de ses conférences[8], Gerd Gigerenzer utilise l’exemple du footballeur voulant déterminer la trajectoire du ballon. RATIONALITÉ LIMITÉE ET INTERACTIONS STRATÉGIQUES 117 1.2 Rationalisabilité et élimination des stratégies dominées Les raisonnements d’équilibre de Nash supposent d’une part que les individus sont rationnels, que la rationalité est connaissance commune, mais également que . Cette théorie a été critiquée, notamment par Vilfredo Pareto qui préfère parler d'utilité ordinale. Parmi ces chercheurs, il y avait Herbert Simon (prix Nobel déconomie 1978, inventeur de la rationalité limitée) et Claude Shannon (inventeur de la théorie de linformation).Lobjectif de ce séminaire était de faire en sorte que ces participants unissent leurs savoirs et dessinent les contours de ce quun an plus tard, John McCarthy et Marvin Minsky, appellent « lIntelligence Artificielle ». Il propose deux « déblocages » de la conception de l’entreprise comme lieu privilégié de la décision rationnelle : Le comportement humain est induit par l'information. Si on se débarrasse d'un X mais que l'on tient à maintenir un niveau d'utilité constant, il faut récupérer 2Y. Williamson et la théorie des coûts de transaction Les hypothèses comportementales de la TCT Rationalité limitée vs Rationalité parfaite: Rationalité parfaite Rationalité limitée Environnement informationnel Capacité de calcul Objectif Information parfaite et incertitude probabilisable Information imparfaite et incertitude radicale La connaissance de toutes les options étant impossible, l’acteur ne doit pas rechercher une solution optimale mais satisfaisante. Les principales critiques de la théorie du choix rationnel. Le modèle de H. Simon, décomposé par H. Mintzberg et al. Or, face à l’urgence le médecin doit prendre une décision rapidement. C’est le comportement du décideur dans l’organisation qui devient l’objet d’analyse : A behavioral model, 2. Les managers prennent-ils leurs décisions de manière rationnelle ? La théorie microéconomique classique repose sur l'hypothèse de rationalité pure et parfaite des individus. Puisque la rationalité de l’individu est limitée, l’organisation doit aider et soutenir la pensée de l'individu. Cette théorie est intéressante car elle suggère que les choix de l'acteur peuvent être analysés et anticipés, ce qui constitue une opportunité par exemple en marketing, ou dans la recherche et développement. Herbert simon et rationalité limitée 1. Les étapes du processus décisionnel Les facteurs de contingence. En bref, l’individu pourrait être amené à faire de mauvais choix. DE LA RATIONALITÉ SUBSTANTIVE A LA RATIONALITÉ PROCEDURALE Herbert A. Simon . Voir aussi les recherches en SI qui utilisent cette théorie sur le site Theories Used in IS Research : renonce par là même à d’autres alternatives. Rationalité et analyse des organisations. La structure de l'entreprise. Télécharger le cours PDF gratuitement ci-dessous. La rationalité limitée peut cependant être vu comme un facilitateur de prise de décision, grâce notamment aux heuristiques. Dans cette optique, les décideurs ont tendance à choisir des solutions satisfaisantes plutôt qu'optimales. Un essai de réflexion en sciences de gestion. Théorie contractuelle énoncée en 1976 par Jensen et Meckling: « Nous définissons une relation d’agence comme un contrat dans lequel une (ou plusieurs personnes, mandant ou principal) a recours aux services d’une autre personne (mandataire ou agent) pour accomplir en son nom une tâche quelconque, ce qui implique une délégation de nature décisionnelle à l’agent ». Ils sont composés de bases de données, de modèles et d’outils spécialisés dans la gestion et l’analyse de données. L'individu cherche à maximiser son utilité et son profit, afin de répondre à un besoin. Depuis les années 1970, les systèmes informatiques d’aide à la décision (SIAD), en anglais « decision support system », se sont considérablement développés. Le problème se construit en même temps que l’acteur le résout. La théorie de la contingence se concentre sur des facteurs situationnels spécifiques qui peuvent affecter les relations directes entre les variables indépendantes et dépendantes. Les auteurs parlent de décroissance de l'utilité marginale (Um). Soumis à de nombreuses contraintes et exigences, ce dernier va avoir recours à des mécanismes mentaux qui peuvent être conscients ou inconscients. G. Charreaux (1999), La théorie positive de l’agence : positionnement et apports, document de travail. Compte tenu du coût du signal, les « bons » agents sont toujours défavorisés en cas d’asymétrie d’information et d’anti-sélection. En effet, dès le milieu des années 1950, le développement des outils informatiques a permis de surpasser les limites humaines en termes de stockage et de traitement de l’information. L'Homme n’est pas considéré comme un individu, un sujet, mais comme un acteur. La rationalité limitée. Les SIAD sont des systèmes d'information, ayant pour but l'aide à la résolution de problèmes et à la prise de décision. Allen Newell (1982), The knowledge level, Jean-Louis Le Moigne (2009), L’Intelligence de l’Action appelle l’exercice de la Pensée Complexe, Conférence introductive. En ce sens, certains auteurs (notamment Edward Tsang) estiment que l'utilisation de modèles informatiques et le recours à l'intelligence artificielle permettraient de rationaliser la prise de décision et de passer outre les biais cognitifs. Ils nous permettent d’agir rapidement et avec peu d’information. En effet, le postulat de rationalité limitée a été diversement traduit par des analyses qui – telles la Théorie Positive de l’Agence, la Théorie des Coûts de Transaction ou encore l’Economie des Conventions –, se distinguent voire s’opposent par ailleurs quant à leur acception des concepts d’opportunisme, de confiance ou d’altruisme. J. Magnan de Bornier (2004), La théorie de l’agence et les contrats optimaux, document de travail . Simon.Ils avaient traduit et publié ce document dans le numéro 3 (octobre 1992) de la revue (ISSN 1157 2884.L'article était introduit par une note que l'on reproduit ci après. Les vendeurs de biens de mauvaise qualité, qui n’envoient aucun signal, vendent au prix minimal. Cependant, les heuristiques peuvent être mobilisées telles des outils. Retour de la ‘‘rationalité limitée” et cognition forte: enjeux et intérêts pour le renouvellement de l’analyse des politiques publiques Rodolphe Gouin, Jean-Baptiste Harguindéguy ... La théorie de la rationalité limitée n’est surtout pas une théorie de la prise de décision irrationnelle. Plus tard, sa famille a déménagé en Palestine. En d’autres termes, une perte engendrerait une désutilité deux fois plus grande que l’utilité engendrée par un gain du même montant. Ces automatismes mentaux sont appelés des heuristiques et peuvent être la conséquence d’une accumulation d’expérience dans le domaine de l’entreprise ou du social. Face aux théories néoclassiques et à ses limites, Herbert Simon, dans son Models of Man[4], s'intéresse au processus décisionnel de l'individu, qu'il décompose en trois phases : Toujours selon Simon, une décision peut être programmable ou non-programmable. La théorie standard étendue se distingue de la théorie standard en internalisant les formes organisationnelles dans le cadre de la rationalité substantielle. C'est un processus de sélection dit « réflexe ». Revue d’Intelligence Artificielle, vol 16, n°1, J-C Pomerol (2002), L’apport de Herbert Simon dans le management et la décision, Revue d’Intelligence Artificielle, vol 16, n°1, V. Chanut, N. Guibert J. Rojot, P-L Dubois (2011), Les limites de la rationalité limitée ? Cette utilité est cardinale. L’acteur doit être immergé dans une boucle information/décision pour ne rien laisser passer et pour pouvoir décider ; L’information doit être organisée car son accès est limité sur le marché. La théorie du décideur à rationalité limitée. Théorie de la firme. C’est ce qu’ils appellent le « biais de représentativité ». Pour finir, dans leur livre Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness[5] Richard Thaler et Cass Sunstein critiquent le caractère infaillible et autonome des décisions individuelles dans le sens où elles peuvent être influencées, orientées par l'environnement dans lequel l'individu évolue. À partir de ce postulat, la meilleure solution d'un individu peut différer de celle d'un autre. Note de lecture des étudiants MIP du Cnam, Allen Newell (1982), The knowledge level, Artificial intelligence, n°18, Herbert Simon, dix textes sur les sciences de la cognition et la pensée complexe. (1976). À travers “The adaptive Toolbox[7]” et “Simple heuristic that make us smart”, Gerd Gigerenzer voit en ces heuristiques le moyen de prendre de bonnes décisions malgré les contraintes qui s’y rattachent. La théorie de l'information, sans précision, est le nom usuel désignant la théorie de l'information de Shannon, qui est une théorie probabiliste permettant de quantifier le contenu moyen en information d'un ensemble de messages, dont le codage informatique satisfait une distribution statistique précise. Prix Nobel d’économie en 1978, il est considéré comme l’un des pères de la science de la décision (gestion) 3 Posons X=2Y et un niveau d'utilité de 10 pour un panier (2;4). Rationalité « limitée », processus de décision… pour Herbert Simon (1969, 1973) décider c’est bien plus que choisir. Le modèle de H. Simon, et les propositions de H. Mintzberg et J-L Le Moigne; 2. Le concept a été initialement théorisé par Herbert Simon et utilisé en sociologie, en psychologie, en microéconomie ou encore en philosophie politique (par exemple chez Jon Elster). Elle attribue donc un montant de satisfaction à un choix de consommation. Il explique que l’individu fait face à des situations à risques et des situations d’incertitude. Face à ce problème, deux choix s’offrent à lui : Compte tenu de la contrainte de temps, il semble évident que les footballeurs choisiront la deuxième option. Daniel Kahneman est né en 1934 à Tel Aviv, bien qu'il ait grandi en France à l'époque de la Seconde Guerre mondiale. C'est pourquoi, les courbes d'indifférence présentent, pour un niveau d'utilité constant, les différentes combinaisons de biens X et Y possibles. Dans cette optique, les décideurs ont tendance à choisir des solutions satisfaisantes plutôt qu'optimales. Sen (1997) note plus loin que ce même Edgeworth, chantre de l’homo œconomicus, “was quite aware that this so-called first principle of Economics was not a particularly realistic one.” (p. 317). L'optimum atteint en Cm=Um semble loin des possibilités cognitives de l'être humain. Le dicton « Follow your gut » n’est pas mauvais en soi mais est au contraire vecteur à la réussite d’une entreprise. L'identification de … Pour finir, la fonction d'utilité est concave. Face aux différentes contraintes (mémoire à court terme faible, mémoire à long terme peu fiable, biais cognitifs, limites économiques, limites temporelles, …) compliquant la prise de décision rationnelle et donc non optimale, l’apparition des ordinateurs a, en partie, rendu possible le dépassement de ces limites.