En refondant totalement le concept de décision, l’œuvre de H. Simon (1916-2001) a eu un retentissement inégalé, aussi bien en informatique qu’en sciences de gestion : Au final, et en opposition à la vision économique standard d’une « pure » rationalité du CALCUL, on peut distinguer deux autres grandes propositions théoriques (voir Chanut et al. Certains auteurs (Walras, Jevons, Menger) se sont d'ailleurs intéressés à la modélisation mathématique du niveau de satisfaction retenu à la suite de la consommation d'un bien. La rationalité limitée (bounded rationality en version originale) est l'idée selon laquelle la capacité de décision d'un individu est altérée par un ensemble de contraintes comme le manque d'information, des biais cognitifs ou encore le manque de temps. Définition des principaux concepts. Au contraire, face à des problèmes génériques et à risque, les modèles mathématiques et probabilistes semblent être plus efficaces. 2 2. Simon). Dans une de ses conférences[8], Gerd Gigerenzer utilise l’exemple du footballeur voulant déterminer la trajectoire du ballon. Dans “Simple heuristic that make us smart” Gerd Gigerenzer et Peter M.Todd utilisent l’exemple du diagnostic médical à la suite d’une crise cardiaque. Par conséquent, la théorie du choix rationnel et celle de la rationalité limitée seraient complémentaires. Si on se débarrasse d'un X mais que l'on tient à maintenir un niveau d'utilité constant, il faut récupérer 2Y. Dans cette optique, les décideurs ont tendance à choisir des solutions satisfaisantes plutôt qu'optimales. Le modèle de H. Simon, et les propositions de H. Mintzberg et J-L Le Moigne; 2. Dans son analyse, G. Charreaux identifie quatre blocs constitutifs de cette théorie :- un modèle de comportement humain. Cette utilité est cardinale. A l'inverse, classer les choix de consommation semble plus facile dans la mesure où le niveau de satisfaction est relatif. H. Simon (prononcer « Saïmone« ) a reçu à la fois le « Prix Turing » en 1975 pour ses travaux en informatique (voir Intelligence artificielle et modèles de décision) et le « Prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel » en 1976 pour ses travaux sur les organisations (voir sur le site de l’association MCX-APC Les Introuvables en langue française de H.A. Les vendeurs de biens de mauvaise qualité, qui n’envoient aucun signal, vendent au prix minimal. C'est un processus de sélection dit « réflexe ». Université. Par conséquent, plus on consomme un bien X et moins on en retire de la satisfaction. théorie des coûts de transactions qui estiment pouvoir, dans une situation plus proche de la réalité où les asymétries informationnelles et où la rationalité limitée priment, réduire les coûts d’organisation de la firme et essayer, de ce fait, de la rendre plus efficiente c’est-à-dire Il doit donc utiliser un modèle mathématique complexe et le résoudre dans un temps très bref. Au niveau économique ses travaux ont interrogé l'effcacité du fordisme et remis en cause les théories ... utilitariste et dans une grande partie de la théorie économique classique. Textes réunis et traduits par Jean-Louis Le Moigne sur le site du Réseau Intelligence de la Complexité, Jean-Louis Le Moigne (2009), L’Intelligence de l’Action appelle l’exercice de la Pensée Complexe, Conférence introductive Synergies Monde n° 6, H. Mintzberg, D. Raisinghani, A. Théorêt (1976), The structure of ‘unstructured’ decision processes, Administrative Science Quarterly, Vol. L'Homme n’est pas considéré comme un individu, un sujet, mais comme un acteur. La décision d'organisation. L’analyse en termes de rationalité limitée entraîne une véritable révolution dans les théories des organisations et dans la théorie économique de la firme . Il s'est intéressé à la psychologie cognitive Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. L'identification du problème n'est donc pas optimale : pour reprendre la décision non-programmable présentée précédemment, si l'individu fait face à une situation exceptionnelle, il n'a pas pu l'anticiper et ne maîtrise donc pas son environnement. La rationalité individuelle est limitée par les habitudes et les réflexes, les valeurs, la perception du contexte, la conception des objectifs à atteindre, l’étendue des connaissances et informations. La connaissance de toutes les options étant impossible, l’acteur ne doit pas rechercher une solution optimale mais satisfaisante. Télécharger le cours PDF gratuitement ci-dessous. D’après eux, les individus feraient preuve d’aversion aux pertes. La diversité des décisions. Les managers prennent-ils leurs décisions de manière rationnelle ? C’est pourquoi l’hôpital a réduit le problème à trois variables dont l’âge et la tension sanguine. Les limites des théories néoclassiques décrites précédemment permettent de comprendre dans quel environnement évolue l’individu. En fait, si notre course est parfaite, la balle devrait paraître relativement immobile dans les airs. Si le panier évolue et modifie le niveau d'utilité, c'est toute la courbe qui se déplace. Herbert Simon (1955), A behavioral model of rational choice. La théorie de l'information, sans précision, est le nom usuel désignant la théorie de l'information de Shannon, qui est une théorie probabiliste permettant de quantifier le contenu moyen en information d'un ensemble de messages, dont le codage informatique satisfait une distribution statistique précise. Le niveau de rationalité de … Gerd Gigerenzer[1] a toutefois souligné que pour Simon, la rationalité limitée n'était pas moins bonne qu'une rationalité complète. En cela, ce sont des mécanismes conscients. L'optimum atteint en Cm=Um semble loin des possibilités cognitives de l'être humain. L'acteur réagit aux stimuli informationnels. Les heuristiques peuvent se manifester sous forme d’intuitions et se renforcer avec l’expérience. Elle attribue donc un montant de satisfaction à un choix de consommation. 2. La théorie de la contingence se concentre sur des facteurs situationnels spécifiques qui peuvent affecter les relations directes entre les variables indépendantes et dépendantes. La théorie de la rationalité limitée de Herbert Simon La cognition humaine est limitée et imparfaite: même si nous parvenions à obtenir toutes les informations disponibles sur un problème à résoudre, nos échecs de raisonnement nous empêcheraient de prendre la décision optimale.. Les heuristiques de jugement nous permettent donc, sous incertitude, de prendre de bonnes décisions compte tenu des contraintes de notre environnement. Puisque la rationalité de l’individu est limitée, l’organisation doit aider et soutenir la pensée de l'individu. Retour de la ‘‘rationalité limitée” et cognition forte: enjeux et intérêts pour le renouvellement de l’analyse des politiques publiques Rodolphe Gouin, Jean-Baptiste Harguindéguy ... La théorie de la rationalité limitée n’est surtout pas une théorie de la prise de décision irrationnelle. Cette partie s’attache donc à décrire les bienfaits, souvent ignorés, des heuristiques. Son comportement au sein d'un système organisé défini par les interactions obligées avec d'autres acteurs, a par conséquent du sens même si les autres acteurs peuvent ne pas voir ou comprendre ce sens. La perception et l'identification du problème ; Calculer la trajectoire de la balle. En complément de ce modèle général :  J-L Le Moigne, H. Mintzberg. Revue économique, volume 31, n°3. Nous remercions les éditeurs de la Revue PISTES, qui veulent bien nous communiquer l'enregistrement de ce texte important de H.A. C'est le résultat d'un choix des acteurs selon leur place dans l’organisation. L'individu ne semble donc pas aussi rationnel que les auteurs néoclassiques l'entendent. La décision stratégique. Herbert Simon (1969), Les Sciences de l’artificiel, Paris, Folio 2004. Ce qui est donc le plus fondamental ici, c’est que la théorie générale de la rationalité est un formidable outil proposé aux sociologues pour dépasser les apories de la théorie du choix rationnel (TCR) et surtout étendre les limites de la rationalité. Cela peut relever de l’intuition mais peut être également le résultat d’une activité consciente de simplification des problèmes. Les étapes du processus décisionnel Les facteurs de contingence. On s'écarte de l'un des postulats premiers de la microéconomie et/ou de la théorie du choix rationnel, qui veulent que l'acteur soit pleinement rationnel concernant la situation envisagée. Cependant, les heuristiques peuvent être mobilisées telles des outils. L’acteur doit être immergé dans une boucle information/décision pour ne rien laisser passer et pour pouvoir décider ; L’information doit être organisée car son accès est limité sur le marché. Rationalité « limitée », processus de décision… pour  Herbert Simon (1969, 1973) décider c’est bien plus que choisir. Un seul cookie est utilisé sur ce site, pour assurer la navigation. Le problème se construit en même temps que l’acteur le résout. Ce taux correspond donc à la dérivée de notre courbe d'indifférence. La théorie microéconomique classique repose sur l'hypothèse de rationalité pure et parfaite des individus. Pour finir, dans leur livre Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness[5] Richard Thaler et Cass Sunstein critiquent le caractère infaillible et autonome des décisions individuelles dans le sens où elles peuvent être influencées, orientées par l'environnement dans lequel l'individu évolue. 1. Cette théorie a été critiquée, notamment par Vilfredo Pareto qui préfère parler d'utilité ordinale. Note de lecture des étudiants MIP du Cnam, Allen Newell (1982), The knowledge level, Artificial intelligence, n°18, Herbert Simon, dix textes sur les sciences de la cognition et la pensée complexe. Au sein de l'entreprise, le fonctionnement dépend de la position relative des acteurs. Herbert Simon Herbert Alexander Simon a été « prix Nobel » d'économie en 1978. En bref, l’individu pourrait être amené à faire de mauvais choix. Ici, les heuristiques inconscientes ont permis à un agent de résoudre un problème complexe de manière très simple et ce en réduisant le nombre de variables à prendre en compte. G. Charreaux (1999), La théorie positive de l’agence : positionnement et apports, document de travail. À travers “The adaptive Toolbox[7]” et “Simple heuristic that make us smart”, Gerd Gigerenzer voit en ces heuristiques le moyen de prendre de bonnes décisions malgré les contraintes qui s’y rattachent. La rationalité limitée peut cependant être vu comme un facilitateur de prise de décision, grâce notamment aux heuristiques. La seconde quant à elle est exceptionnelle ; l'individu prend cette décision à un instant donné et ce choix ne sera pas ré-applicable en tant que tel, car les conditions ne seront pas nécessairement les mêmes. Ces automatismes mentaux sont appelés des heuristiques et peuvent être la conséquence d’une accumulation d’expérience dans le domaine de l’entreprise ou du social. Le modèle de H. Simon, décomposé par H. Mintzberg et al. Voir la carte générale des théories en management des S.I. 1976), il met notamment l’accent sur une, Herbert Simon est considéré comme l’un des grands contributeurs de, En dépassant la trop simple hypothèse de l’optimisation, Herbert Simon est aussi considéré comme le plus grand contributeur de la, soit cette vision « standard étendue » de. Voir aussi les recherches en SI qui utilisent cette théorie sur le site Theories Used in IS Research : renonce par là même à d’autres alternatives. Malheureusement, la performance d’un manager étant évaluée à l’atteinte des objectifs, ce dernier va chercher à légitimer les bons résultats ou nuancer les mauvais par l’utilisation des modèles classiques et des outils en tout genre. H. Mintzberg, D. Raisinghani, A. Théorêt (1976), The structure of ‘unstructured’ decision processes. Au contraire, elle répond selon lui aux exigences de la situation, dans laquelle nos capacités de calcul sont limitées : c'est le caractère limité de la rationalité qui permet, in fine, le choix, et donc la possibilité d'agir à bon escient et à temps. Afin de prendre une décision optimale et « rationnelle », il faudrait récolter et recouper dix-neuf variables quantitatives, ce qui demande du temps. L'identification de … Profitant d'une information complète et pertinente, à laquelle il a accès sans restrictions, il peut ainsi prendre des décisions optimales. Le concept a été initialement théorisé par Herbert Simon et utilisé en sociologie, en psychologie, en microéconomie ou encore en philosophie politique (par exemple chez Jon Elster). La décision sera prise par rapport aux options connues, donc le résultat de la décision influencera l’environnement. Les actions ne sont pas guidées par une pensée rationnelle mais par l'habitude, l'ethos. Si la première nécessite d’utiliser les modèles classiques par les quantités d’information qui rentrent en jeu, la deuxième suggère d’utiliser les heuristiques. Raymond Boudon parle en ce sens de "raisons fortes" de croire en de telles valeurs. à cette rationalité illimitée de décideur du modèle classique, la notion de rationalité limitée. Williamson et la théorie des coûts de transaction Les hypothèses comportementales de la TCT Rationalité limitée vs Rationalité parfaite: Rationalité parfaite Rationalité limitée Environnement informationnel Capacité de calcul Objectif Information parfaite et incertitude probabilisable Information imparfaite et incertitude radicale En effet, dès le milieu des années 1950, le développement des outils informatiques a permis de surpasser les limites humaines en termes de stockage et de traitement de l’information. Simon va développer à partir des hypothèses des courants néo-classiques une construction éthologique du processus de décision dans l’entreprise et focalise ce processus sur l’acteur et non plus sur l’hypothèse de la main invisible de la concurrence. 21 Issue 2, E. Friedberg (2011). RATIONALITÉ LIMITÉE ET INTERACTIONS STRATÉGIQUES 117 1.2 Rationalisabilité et élimination des stratégies dominées Les raisonnements d’équilibre de Nash supposent d’une part que les individus sont rationnels, que la rationalité est connaissance commune, mais également que . Face à des situations et des environnements de plus en plus complexes, couplés à une multiplicité de facteurs et des délais réduits pour les décideurs, le rôle de l’informatique est devenu stratégique en termes d’aide à la décision. Pour H. Simon, cette dernière phase donne lieu à une, Henry Mintzberg teste et décompose le modèle I/M/C dans la pratique des organisations (voir Mintzberg et al. Sur le graphique, cet optimum est atteint lorsque la Courbe d'indifférence est tangente à la contrainte budgétaire. L’acteur doit être immergé dans une boucle information/décision pour ne rien laisser passer et pour pouvoir décider ; L’information doit être organisée car son accès est limité sur le marché. Allen Newell (1982), The knowledge level, Jean-Louis Le Moigne (2009), L’Intelligence de l’Action appelle l’exercice de la Pensée Complexe, Conférence introductive. C'est pourquoi, les courbes d'indifférence présentent, pour un niveau d'utilité constant, les différentes combinaisons de biens X et Y possibles. Dans cet optique, la fonction d'utilité semble loin de la réalité du processus de prise de décision et définir l'impact exact de nos choix sur notre niveau de satisfaction semble impossible. L'individu cherche à maximiser son utilité et son profit, afin de répondre à un besoin. Article connexe: "La théorie de la rationalité limitée de Herbert Simon" Biographie et travail de Daniel Kahneman. Les controverses en systèmes d’informations, 170 études de cas en Systèmes d’information, Outils de bibliographie et de cartographie, 16 formations et 4 référentiels de compétences en SI, 360 pages Wikipédia sur les Systèmes d’information, Intelligence artificielle et modèles de décision, Les Introuvables en langue française de H.A. A ce sujet, Edward Tsang soutient notamment que la rationalité effective d'un agent est déterminée par son intelligence informatique ("computational intelligence")[10]. Un essai de réflexion en sciences de gestion. Ici 3 cours en PDF sur la théorie de contingence. La rationalité limitée (bounded rationality en version originale) est l'idée selon laquelle la capacité de décision d'un individu est altérée par un ensemble de contraintes comme le manque d'information, des biais cognitifs ou encore le manque de temps. et non standard (Tns), proposées par O. Favereau (1989-a). Ces derniers vont nous permettre, à base de raccourcis cognitifs, de réagir plus vite à une situation et vont faciliter notre prise de décision. Matière. Les éléments théoriques contemporains. En ce sens, certains auteurs (notamment Edward Tsang) estiment que l'utilisation de modèles informatiques et le recours à l'intelligence artificielle permettraient de rationaliser la prise de décision et de passer outre les biais cognitifs. Daniel Kahneman est né en 1934 à Tel Aviv, bien qu'il ait grandi en France à l'époque de la Seconde Guerre mondiale. La théorie standard étendue se distingue de la théorie standard en internalisant les formes organisationnelles dans le cadre de la rationalité substantielle. B- H.A.SIMON et la rationalité limitée Le choix devrait selon la conception classique présentée ci-dessus correspondre théoriquement à un optimum, mais H.A.Simon a montré que la plus part des Né en 1916 à Milwaukee, mort 2001 à Pittsburgh. Simon.Ils avaient traduit et publié ce document dans le numéro 3 (octobre 1992) de la revue (ISSN 1157 2884.L'article était introduit par une note que l'on reproduit ci après. Théorie de la rationalité limitée Ce travail a été effectué par: Ibrahim Kotondi Kader El fetri Ismail El orch Zakaria Plan: Auteur Définition de la rationalité limitée Les fondements de la théorie Les apports de la théorie Les limites de la théorie Domaines d application conclusion Auteur principal Économiste américain, prix Nobel d économie en 1978. En effet, le postulat de rationalité limitée a été diversement traduit par des analyses qui – telles la Théorie Positive de l’Agence, la Théorie des Coûts de Transaction ou encore l’Economie des Conventions –, se distinguent voire s’opposent par ailleurs quant à leur acception des concepts d’opportunisme, de confiance ou d’altruisme. Le dicton « Follow your gut » n’est pas mauvais en soi mais est au contraire vecteur à la réussite d’une entreprise. psychologie cognitive et la rationalité limitée qui constitue le cœur de sa pensée. En continuant sur le site vous acceptez l'utilisation de ce cookie. J-C Pomerol (2002), L’apport de Herbert Simon dans le management et la décision. Chaque coordonnée de la courbe d'indifférence correspond à ce niveau d'utilité. En fait, l’essentiel de la rationalité se trouve dans les boucles du processus, dans les itérations et rétroactions, qui doivent être nombreuses, entre les trois phases du modèle I/M/C décrit par H. Simon : Les deux autres phases relèvent du “problem solving” : 3. Soumis à de nombreuses contraintes et exigences, ce dernier va avoir recours à des mécanismes mentaux qui peuvent être conscients ou inconscients. Le niveau optimal de consommation est donc atteint en Um=Cm, à savoir lorsque l'utilité marginale est égale au coût requis pour consommer une unité de bien en plus (coût marginal). La première est répétitive et ne nécessite pas de réajustement. On étudie les limites de la rationalité standard, d'abord à travers les dilemmes sociaux étudiés par la théorie des jeux non-coopératifs, puis en mobilisant les apports récents de l'économie expérimentale relatifs à la coopération entre individus et entre groupes. Les choix ne sont pas raisonnés, mais procéduraux et choisir une action implique une renonciation à une autre action. Il ne peut être rationnel au regard des buts de l’organisation que s’il est capable d’y arriver par sa propre voie, en ayant une connaissance claire des buts de l’organisation et une information claire des conditions de ses actions. Ils sont composés de bases de données, de modèles et d’outils spécialisés dans la gestion et l’analyse de données. Plus tard, sa famille a déménagé en Palestine. La résolution, compte tenu de notre limitation cognitive, est quasi impossible. Ce rapport de valeur attribué à un bien par rapport à un autre est ce qu'on appelle un TMS (Taux marginal de substitution). Ces systèmes d’aides à la décision ont été initialement définis comme des "systèmes informatiques interactifs aidant les décideurs à utiliser les données et les modèles pour résoudre des problèmes non structurés" (Scott Morton, 1971). Les principales critiques de la théorie du choix rationnel. Avec une simple réponse binaire (oui/non) le diagnostic est établi. C’est ce qu’ils appellent le « biais de représentativité ». Face aux différentes contraintes (mémoire à court terme faible, mémoire à long terme peu fiable, biais cognitifs, limites économiques, limites temporelles, …) compliquant la prise de décision rationnelle et donc non optimale, l’apparition des ordinateurs a, en partie, rendu possible le dépassement de ces limites. Le processus rationnel de décision est alors itératif : les boucles du modèle I/M/C. Depuis les années 1970, les systèmes informatiques d’aide à la décision (SIAD), en anglais « decision support system », se sont considérablement développés. À partir de ce postulat, la meilleure solution d'un individu peut différer de celle d'un autre. En mettant en lien les trois phases de la décision et les théories néoclassiques, Simon explique que l'individu ne peut pas être amené à prendre une décision parfaitement rationnelle, car l'information n'est jamais complète, à cause de son processus d'obtention qui peut se révéler trop complexe ou trop long. Face aux théories néoclassiques et à ses limites, Herbert Simon, dans son Models of Man[4], s'intéresse au processus décisionnel de l'individu, qu'il décompose en trois phases : Toujours selon Simon, une décision peut être programmable ou non-programmable. Les théories néoclassiques définissent un acteur (homo economicus) comme étant parfaitement rationnel dans sa prise de décision, qui se fait après une période de réflexion poussée, et non par hasard. De plus, les biais cognitifs jouent le rôle de perturbateurs dans la conception des solutions, et l'optimum tel que définit par les théories néoclassiques peut ne pas être prise en considération par l'individu. L'Homo oeconomicus cherche à maximiser son bien-être en minimisant ses coûts. C’est le comportement du décideur dans l’organisation qui devient l’objet d’analyse : A behavioral model, 2. En soi, les différents modèles de rationalité sont complémentaires. Nudge, "Coup de pouce" en français fait référence à ces incitations indirectes qui sont le résultat d'heuristiques de jugement ou de biais cognitif. Cette théorie est intéressante car elle suggère que les choix de l'acteur peuvent être analysés et anticipés, ce qui constitue une opportunité par exemple en marketing, ou dans la recherche et développement. Année académique. Agissent-ils rationnellement ? (1976). En d'autres termes, notre utilité dépend de la consommation d'un panier de bien et pour ce panier on attribue un niveau d'utilité. Si je préfère A à B et B à C, alors je préfère A à C. On comprend vite que ces théories ont des limites et vont nourrir de nouveaux courants notamment autour de la rationalité limitée. D'après lui, l'attribution d'un niveau de satisfaction est trop complexe et peu réaliste. Ils nous permettent d’agir rapidement et avec peu d’information. Cette notion a été développée par Amos Tversky et David Kanheman dans Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases[2],[6] en 1974 puis en 1982. Rationalité limitée et rationalité ordinaire. Les outils du décisionnel ont ensuite connu une évolution continue avec l’apparition de différents concepts : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.